Teiki était fascinée. Cette fois encore, le voile se levait. Tout autour d’elle semblait avoir ralentit. On n’entendait presque plus rien. Ça commençait toujours de la même manière… Les oiseaux commençaient par se taire progressivement, puis l’air semblait devenir flou à un endroit, comme quand on voit une vague de chaleur, sur la route les après-midi d’été. Pour le reste, c’était à chaque fois différent. Les couleurs n’étaient jamais les mêmes et le doux parfum qui les accompagnait pouvait se rapprocher de celui de la violette, ou bien de celui des fruits rouges, parfois même, c’était indéfinissable… Mais c’était toujours tellement agréable.
Une délicieuse et ensorcelante sensation commençait à l'envelopper. D'un bond, elle se remit sur ses pieds et courut vers la maison aussi rapidement que pouvaient lui permettre ses petites jambes de huit ans.
Une délicieuse et ensorcelante sensation commençait à l'envelopper. D'un bond, elle se remit sur ses pieds et courut vers la maison aussi rapidement que pouvaient lui permettre ses petites jambes de huit ans.
- Maman, maman ! Viens voir, viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite...
Elle ouvrit violemment la porte, manquant de s’étaler sur le sol dans sa précipitation. Le souffle court, elle s’arrêta un instant, cherchant le bruit familier des pas de sa mère. Mais un silence terriblement pesant régnait dans la maison.
La petite fille déglutit et avança lentement en direction de la cuisine. Elle sentait confusément que quelque chose n’allait pas. Elle jeta un rapide coup d’œil dans la pièce, sans rien apercevoir d’autre que le désordre d’une abondante vaisselle abandonnée dans l’évier.
Elle tenta de retenir le sentiment de panique qui montait en elle mais ce n’était qu’une petite fille de huit ans. Alors, elle se mit à pleurer, à crier. Elle courut dans toute la maison, ouvrit à la volée toutes les portes, fouillant chaque pièce de fond en comble. En vain…
Personne ne vint la prendre dans ses bras pour calmer ses pleurs, il n’y eut aucune voix grondeuse pour étouffer sa colère… C’est cela qui l’inquiéta plus que tout. Elle s’arrêta au milieu du salon et se laissa tomber sur le sol, manquant de s’étouffer à chaque sanglot. Peu à peu, les larmes se tarirent et elle renifla bruyamment. Elle jeta un regard morne sur ce qui l’entourait, cherchant un peu de réconfort dans cet environnement qu’elle connaissait.
Soudain, elle se rappela pourquoi elle avait voulu voir sa mère et elle se releva précipitamment, le souffle court. Elle courut jusqu’à la fenêtre et observa intensément la plaine où avait eu lieu le phénomène. Il n’y avait rien d’autre que des hautes herbes qui ondulaient lentement sous le vent.
Dépitée, elle posa son front fiévreux contre la vitre et regarda tristement la buée qui naissait sous son souffle. Elle cligna des yeux une fois, deux fois. Elle fronça les sourcils, fascinée par les gouttelettes d’eau qui remontait le long de la fenêtre, pour se perdre dans les interstices du châssis. Et ce parfum indéfinissable emplit à nouveau ses poumons, troublant sa vision. Par moment, toute la pièce devenait floue, se contractait puis se dilatait, semblant vouloir échapper à l’apesanteur.
Teiki recula de quelques pas, effrayée, et chercha des yeux une échappatoire. Mais elle ne parvenait plus à se repérer et elle ne put que s’agripper au rebord de la fenêtre. Puis elle commença à entendre des voix, d’abord lointaines puis de plus en plus proches. C’était comme lorsqu’elle s’amusait à jouer avec le volume d’une radio, en bas, en haut, à nouveau en bas, puis encore plus haut… Elle ferma les yeux, prise de nausée.
Puis, tout s’arrêta. Plus de vertige, plus de bruit. Ou plutôt si… Le tintement d’une vaisselle non loin, la musique un peu nasillarde d’une radio mal réglée… Puis sa mère passa dans le couloir et jeta un regard étonné à la petite fille.
- Tiens, tu es là, ma chérie ? Je ne t’avais pas entendue rentrer…
Chani pour le commencement
Bulle Grenadine pour le point final
Bulle Grenadine pour le point final
29 commentaires:
C'est vrai que c'est amusant de voir son idée de base passer dans les mains des quelqu'un d'autre... Je n'avais pas du tout pensé que cela pouvait donner une atmosphère oppressante...
Par contre, pour ce qui de la toute fin, l'ambiance se rapproche assez de ce que j'avais en tête ! ^___^
Oulala... Je crois que je vais rapidement me prendre au jeu !!!! O___O
Je m'épate d'ailleurs... En 2 jours, j'ai réussi
1. à trouver une fin à un texte (ce qui ne m'arrive jamais)
2. à trouver un début à un texte sans contrainte ni sujet imposé (ce qui ne m'arrive jamais !)
3. à trouver un titre (ce qui ne m'arrive jamais !!!!!)
Hop hop... Gommette verte pour Chani (oui bon, et un peu pour G.B. aussi) !
Et en plus, je constate que je pense que ça fonctionne assez bien pour l'instant à nous deux !
Ah aaaaaaah... On va aller loin !!!
Ouè, bon, jm'emballe !!! O___O'
Bonne nuit tatouss !
ouais, contente que ça te motive ! ^_^
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